(Extrait tirés des Cahiers de Vandoeuvres,
N° 4 – Décembre 1994
Texte de J.-C. Mayor,
édité par la Commune de Vandoeuvres)
Sitôt qu'il a été question des pompiers, Primo Erbeia a sorti une grande vieille photo d'un tiroir. Sur ce document de 1923, une pompe à bras garnie de pompiers portant fièrement leurs casques dorés. Il a bonne mémoire, Primo, et désigne chacun par son nom, sur l'image de 1923. Nous allons transcrire ces noms, car ils vont certainement éveiller beaucoup de souvenirs chez la plupart d'entre vous.
Donc, parmi les vaillants pompiers de 1923, François Fluckiger, jardinier chez Gampert, Jules Bonzon, jardinier à Pressy chez Alice, soeur de William Favre, puis Jean Léguillon, jardinier de la propriété devenue Ortiz-Patino, en face de la mairie. Ensuite on découvre Paul Milleret, maraîcher à Crête, et Ernest Bianchi. On arrive à Paul Courtay, qui habitait le chemin du Paradis. Il était paysan et buvait beaucoup. Un jour, il va voir son médecin qui lui dit:
− Il vous faut arrêter de boire!
− Si je dois arrêter de boire mon verre de blanc, j’aime mieux mourir...
− C’est ce qu'il a fait, ajoute philosophiquement Primo.
Nous continuons notre recensement des pompiers: Eugène Mounoud, frère d'Alfred, puis Marcel Gavin, frère de l'adjoint de Cologny. On en arrive à Julien Favre, qui fut capitaine et organisa la «garde locale» au commencement de la dernière guerre. Près de lui Lucien Chouet, père d'Hélène Stauffer, puis Daniel Jaquenoud, beau-père de Maria avec qui nous avons bavardé tout à l'heure. On rencontre ensuite Edouard Rolland, jardinier chez Moricand, au château de Chougny, puis Elie Pradervand qui organisa un ramassage sérieux des ordures dans la commune vers 1960. A côté de lui John Duret, membre du Conseil de paroisse, Marcel Gardy, agriculteur à Crête et Eugène Durussel qui plus tard remplaça Jules Bonzon comme jardinier chez Alice Favre. Eugène a un fils artiste qui joue dans les pièces villageoises.
On rencontre maintenant Marcel Marnent, fils d'un fermier des Maurice. Il n'a pas voulu succéder à son père et il est entré à la SIP (Société des Instruments de physique). Marcel était à l'école avec Primo. Puis c'est Robert Gavin, frère de Marcel; ils possédaient ensemble une ferme à Crête. A côté de Robert, Paul Palluat qui avait conservé son fort accent vaudois. Il habitait Pressy et s'était marié sur le tard. Il eut un fils qui devint un bon pianiste.