(Article paru dans la « Coquille » N° 1,
Mars 2000, pp. 19 et sv.
sous la plume de Ch. Imhoos)
Le 26 décembre 1999 aux environs de midi, alors que "Lothar" venait de commettre ses premiers méfaits, la chute d'un arbre sur la route de Vandoeuvres nécessita une première intervention. Quelques hommes de la compagnie, en collaboration avec les pompiers de Cologny, procédèrent au débitage et à l'évacuation d'une branche tombée sur cette chaussée fréquentée, tandis qu'au même instant leur assistance était requise à la Clinique équine pour les mêmes raisons.
Le lendemain, trois hommes de la compagnie furent appelés au chemin de la Seymaz pour procéder au débitage d'un arbre. Mais les pompiers entrèrent réellement dans le vif du sujet dans la nuit du 27 au 28 décembre 1999, lorsqu'une première alarme retentit à 00:45 heures pour dégager le chemin des Hauts-Crêts des arbres tombés sous les assauts répétés de Lothar. Vu les continuelles bourrasques de vent, les pompiers présents décidèrent de sillonner les chemins de la commune pour évacuer les branches et autres débris. C'est au cours de cette manœuvre qu'ils s'aperçurent que deux imposants arbres menaçaient de tomber sur la route de Choulex. Compte tenu de l'effectif réduit, le Capitaine Thierry Pradervand décida, à 1 heure du matin, d'alarmer l'ensemble de la compagnie pour prêter main forte. Ainsi, treize hommes s'activèrent sur les lieux du sinistre dans des conditions météorologiques difficiles. Pour éviter tout risque d'accident, la route de Choulex fut fermée à la circulation entre le village de Vandoeuvres et le carrefour de Crète.
Cette intervention fut ponctuée d'une nouvelle alarme de la centrale du Service d'Incendie et de Secours qui signala à 2:22 heures un feu d'habitation au chemin de la Blonde. La majeure partie de la compagnie mobilisée quitta ainsi en trombe les lieux du précédent sinistre, rejointe par les sapeurs pompiers professionnels, ainsi que ceux de Cologny. Près d'une quinzaine d'hommes constatèrent sur place une fausse alarme, situation fréquente dans le métier. Ceci ne mit pas fin à l'équipée de la compagnie qui se rendit encore en divers endroits de la commune pour terminer le travail entrepris. Ce n'est qu'aux alentours de 4 heures que les pompiers, fatigués et trempés, purent prendre un repos bien mérité.
Il fut de courte durée puisqu'une nouvelle alarme retentit auprès des porteurs de "bip" aux alentours de 7 heures. Ceux-ci se remirent à l'ouvrage à la route de Meinier. La neige avait remplacé la pluie, couvrant ainsi la région d'un manteau neigeux humide ce qui accélérait encore la chute d'arbres mis à mal par la tempête. A 9:20 heures, une seconde alarme mobilisa les hommes déjà présents au chemin de la Blanche où les pompiers constatèrent les dégâts provoqués par la conjugaison du vent et de la neige : plusieurs arbres étaient à terre, déracinés, un de ceux-ci s'étant abattu sur l'avant-toit d'une maison d'habitation en arrachant une partie l'avant-toit. Vu l'ampleur des dégâts, l'ensemble de la compagnie fut à nouveau alarmé. Après un labeur de près de deux heures, les pompiers se déplacèrent au chemin des Peutets pour procéder à l'abattage d'un arbre qui menaçait de s'affaisser sur la route. Cette tâche nécessita l'utilisation du camion grue du Capitaine Pradervand et du tracteur du sapeur René Stalder. Cette tâche accomplie, les pompiers purent savourer une collation bien méritée sur les lieux du sinistre.
Diverses interventions furent encore nécessaires pour sécuriser certains lieux devenus dangereux en raison de la chute potentielle d'arbres, telle l'abattage au chemin de la Troupe d'un arbre affaissé sur un lampadaire public. Après leur démobilisation aux alentours de 16 heures, quelques hommes de la compagnie intervinrent encore au chemin de la Sapinière pour prévenir la chute d'un arbre. L'usage de l'échelle mécanique de la compagnie de Chêne-Bourg fut nécessaire à cette fin.