(Extrait tiré des Cahiers de Vandoeuvres,
N° 4 – Décembre 1994
Texte de J.-C. Mayor,
édité par la Commune de Vandoeuvres)
René Stauffer précise que chaque capitaine a - c'est presque une tradition - « son » grand feu, un gros incendie durant; son règne. Celui de Coco fut l'incendie de la ferme Arn. C'est arrivé entre 10 et 11 heures du soir, le samedi 4 novembre 1972, et ça a flambé durant toute la nuit. Les pompiers ont tenté de sauver tout ce qu'ils pouvaient, et, ils durent se limiter à empêcher le feu de s'étendre. Hélène Stauffer précise:
- Je me souviens que j’avais téléphoné à mon beau-frère, il était le seul dans la famille à posséder une caméra, à l’époque. Parce que cet incendie était un véritable spectacle. C'est terrible dire ça, mais c'était dantesque, avec le ciel tout illuminé de flammes...
Résumons l'événement: Frédéric Arn va jeter comme chaque soir un coup d'oeil à son bétail, à l'écurie. Il est un peu plus de 10 heures. Une odeur acre le prend à la gorge et bientôt il aperçoit des flammes. En toute hâte, il détache les 22 vaches de la première étable et les chasse dehors. Son domestique se rend dans la seconde étable et constate qu'elle est déjà en feu. Il détache une première vache, qui tombe asphyxiée. Elle empêche toutes les autres de sortir. Seize bêtes - dont 5 portantes - meurent ainsi. Trois cents poules et poulets subissent le même sort.
Vers 4:10 heures du matin, tout un pan du toit s'effondre. Les pompiers - tous ceux de la région sont accourus en renfort - parviennent à sauver la maison d'habitation, où logent le couple Arn et ses quatre enfants, ainsi que deux domestiques. Un petit logis abritant un jeune couple est détruit par le feu.

Les restes de la ferme après l'incendie